L’histoire de la chaussette en fil d’Ecosse

Le fil d’Ecosse est l’œuvre d’une manipulation hasardeuse ; celle effectuée par un le fils de tisserand anglais autodidacte et très curieux, John Mercer. En 1844, cet originaire du Lancashire était attiré par les procédés chimiques en particulier par la création de divers types de colorants pour tissus. Lors d’une expérience, il filtre de la soude caustique à travers les fibres de coton et ce dernier apparaît alors comme plus brillant, plus souple et plus solide à la fois.

La soude caustique provoque en effet une régularité dans l’épaisseur du fil. L’avantage reste surtout la résistance du coton et son élasticité. Ce qui a également permis à ce procédé appelé mercerisation (ou mercerisage) d’obtenir le brevet au Royaume-Uni et Outre Atlantique est le fait que le tissu devient plus réceptif aux teintures.

Le principal souci restait le rétrécissement excessif du coton. En 1890, Horace A. Lowe ajoute alors à la mercerisation, l’étape d’étirement du textile et celle du rinçage. Les fabricants doivent ensuite teindre et tricoter le fil d’Ecosse.

Un coton de grande qualité

Le procédé étant alors onéreux, le coton utilisé devait et doit toujours se montrer de grande qualité et ne pas se déformer. La fibre du coton reste la fibre textile la plus utilisée au monde. Mais pour le fil d’Ecosse, la sélection s’effectue de manière rigoureuse.

La fibre doit apparaître aux yeux des spécialistes, longue, très propre afin de ne pas l’altérer lors des lavages et très blanc. En effet cette fibre qui entoure la graine du cotonnier peut virer du blanc au jaune mais plus elle sera claire à l’origine, plus elle sera facile à teinter. Ce type de coton est surtout cultivé en Egypte.

L’évolution des chaussettes en fil d’Ecosse

Ces chaussettes à la matière si prisée étaient à l’origine portées par des personnes issues de la haute bourgeoisie. Petit à petit, elles se sont intégrées dans toutes les sphères de la société.
Aujourd’hui, le coton mercerisé ou coton perlé est obtenu à l’aide de la soude caustique afin d’amplifier le tissu tout en l’étirant.

Pour que le fil d’Ecosse garde ses principales qualités, le tissu ne doit pas être exposé à l’air libre, le procédé doit être effectué à température ambiante et se terminer avec un PH neutre.

Grâce à cette grande rigueur, les chaussettes en fil d’Ecosse bénéficient de ses principales qualités.